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 Année 1992
PRÉVOYANCE COMPLÉMENTAIRE
(Mise en oeuvre de l’article 16)
Accord du 3 juillet 1992
sur la mise en oeuvre de l’article 16
1. Objet de l’accord
Pour la mise en oeuvre de l’article 16 de la convention collective nationale des organismes de formation du 10
juin 1988, les organismes employeurs et les organisations syndicales représentatives de la profession ont conclu
le présent accord.
2. Champs d’application : bénéficiaires
2.1. Cet accord a pour objet d’instituer un régime minimum obligatoire de prévoyance au plan national généralisé
à tous les personnels cadres et employés exerçant une activité salariée dans les organismes de formation visés
par la convention précitée et inscrits à l’effectif (à 0 h) le jour de la mise en oeuvre de la prévoyance.
2.2. La notion de salarié s’entend pour tous les bénéficiaires d’un contrat de travail : à durée indéterminée, à
durée déterminée ou intermittent. Les intervenants mentionnés à l’article 1er de la convention collective nationale
des organismes de formation étant exclus de son champ d’application le sont aussi du régime de prévoyance.
2.3. La notion de salarié présent à l’effectif comprend tous les salariés au travail ou en arrêt pour cause de
maladie, maternité ou accident au jour de l’entrée en vigueur du régime de prévoyance.
2.4. Sont également bénéficiaires tous les salariés dont le contrat de travail a été rompu du fait d’une maladie,
accident, incapacité ou invalidité depuis le 1er juin 1989 (date d’effet de l’extension de la convention collective
nationale des organismes de formation) et qui du fait de leur état de santé n’ont pu reprendre une activité
rémunérée. Les demandes de prise en charge doivent être présentées au cours des douze mois suivant la date
d’entrée en vigueur de l’accord fixée à l’article 17. Toutefois des situations particulières pourront être examinées
par la commission paritaire mentionnée à l’article 12.
2.5. Les salariés qui exercent dans les TO.M. ou sont détachés à l’étranger pourront bénéficier du présent régime
selon les modalités définies à l’article 8.6.
3. Décès
3. 1. Nature
En cas de décès du salarié, quelle qu’en soit la cause, survenu avant le 65e anniversaire ou le départ à la retraite
avant cet âge entraînant la rupture du contrat de travail, un capital décès est versé aux ayants droit du salarié
décédé.
3.2. Montant du capital décès
Il est fixé en pourcentage de la rémunération annuelle brute de référence définie à l’article 9.
Le salaire annuel de référence est revalorisé à la date du décès.
Pour le personnel employé et technicien, le montant du capital est égal à 150 p. 100 du salaire de référence
revalorisé.
Pour le personnel cadre, le montant du capital est porté à 300 p. 100 du salaire de référence revalorisé.
3.3. Une majoration de 30 p. 100 de ce capital est versée pour chaque personne à charge au sens fiscal.
3.4. Bénéficiaires
Le capital décès (majoration pour personnes à charge au sens fiscal exclue) est versé :
Document FFP – Année 1992
en premier lieu au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) par le salarié ;
en l’absence de bénéficiaire désigné, dans l’ordre suivant - au . conjoint (non séparé de corps) ;
ou aux enfants par parts égales ;
ou aux parents et à défaut aux grands-parents ;
à défaut de toute personne susnommée, le capital revient à la succession. Le salarié peut, à tout moment,
modifier la désignation du (ou des) bénéficiaires par lettre recommandée adressée à l’organisme assureur qui en
accusera réception. Les majorations pour personne à charge sont versées aux personnes qui en ont
juridiquement la charge ou, le cas échéant, directement aux bénéficiaires.
3.5. Décès accidentel
En cas de décès par accident de la circulation, quel que soit le mode de transport, en dehors de toute activité de
compétition, le capital défini aux articles 3.2 et 3.3 est doublé.
3.6. Double effet en cas de décès du conjoint non participant
Si après le décès d’un participant, laissant un ou plusieurs enfants à charge au sens fiscal (y compris les enfants
à naître), le conjoint (au sens marital du terme et concubinage notoirement reconnu) vient lui-même à décéder
avant l’âge de soixante-cinq ans ou son départ à la retraite, le régime de prévoyance verse au profit de ceux de
ces enfants qui seraient toujours à charge un nouveau capital dont le montant exprimé en pourcentage du salaire
est défini aux articles 3.2 et 3.3.
En cas de décès simultané des deux conjoints ayant une ou plusieurs personnes à charge, le capital défini aux
articles 3.2 et 3.3. est multiplié par deux.
En cas de décès simultané des deux conjoints par accident de la circulation visé à l’article 3.5 et ayant une ou
plusieurs personnes à charge, le capital défini aux articles 3.2 et 3.3 est multiplié par trois.
Les capitaux visés aux deux alinéas précédents ne sont versés que dans le cas où les deux conjoints avaient la
charge d’une ou plusieurs personnes à la date du décès.
Dans le cas contraire, seul le capital défini à l’article 3.2 est versé.
3.7. Versement du capital décès
Sur production d’un certificat de décès, un acompte équivalent aux salaires bruts soumis à cotisation au cours
des trois derniers mois est versé sous huitaine. La régularisation du solde sera faite dans un délai de trois mois.
4. Invalidité totale et définitive
4.1. A partir de la date où le participant est reconnu par la sécurité sociale en état d’invalidité totale et définitive 3e
catégorie, il lui est versé :
par anticipation, le capital décès défini à l’article 3.2,
et
jusqu’à perception de la pension de retraite de la sécurité sociale, une rente mensuelle telle que définie à
l’article 7. 4.2. En cas de décès du participant reconnu invalide de 3e catégorie par la sécurité sociale avant la
date de transformation de sa pension d’invalidité en pension de retraite, seules les majorations pour personne à
charge définies à l’article 3.3 revalorisées à la date du décès sont versées s’il y a lieu. 4.3. Si, après le décès d’un
participant laissant un ou plusieurs enfants à charge au sens fiscal, le conjoint vient lui-même à être reconnu
invalide 3e catégorie par la sécurité sociale, un ou plusieurs de ces enfants étant toujours à charge au sens fiscal,
le régime de prévoyance lui verse un capital tel que défini aux articles 3.2 et 3.3.
Dans ce cas il n’est pas versé de capital au moment du décès du conjoint.
Document FFP – Année 1992
5. Rente éducation
5.1. En cas de décès du salarié, ou de reconnaissance de son état d’invalidité totale et définitive, une rente
éducation, dont le montant est calculé en pourcentage de la rémunération annuelle brute de référence défini à
l’article 9, est versée pour chaque enfant à charge au sens fiscal
5.2. Montant de la rente
Pour l’ensemble des salariés :
- 6 p. 100 du salaire annuel brut de référence par enfant âgé de moins de six ans ;
9 p. 100 du salaire annuel brut de référence par enfant âgé de six à seize ans ;
15 p. 100 du salaire annuel brut de référence par enfant âgé de plus de seize ans.
Il est entendu que le taux de l’allocation évolue selon l’âge de l’enfant. 5.3. Paiement de la rente éducation
La rente éducation est cumulative avec le capital décès et ses majorations. Elle est versée à la fin de chaque
trimestre civil. Elle est revalorisée selon l’évolution du point conventionnel et avec les mêmes dates d’effet.
6. Incapacité - Invalidité temporaire totale
6. 1. Définition
Il s’agit d’un arrêt total de travail entraînant le versement des indemnités journalières de la sécurité sociale.
6.2. Date d’effet
A. - Cas général : salariés de plus d’un an d’ancienneté et bénéficiant de la garantie de maintien du salaire (art.
14.1 de la convention collective nationale).
Dès que cesse le droit à la rémunération totale et. jusqu’à la reprise de travail ou jusqu’à la reconnaissance de
l’état d’invalidité, le régime de prévoyance verse au salarié une indemnité journalière complémentaire à celle de
la sécurité sociale et tant que celle-ci est versée.
Le montant est déterminé ci-après (6.3).
B. - Cas des salariés ayant moins d’un an d’ancienneté et plus de trois mois d’ancienneté continue ou
discontinue :
En cas d’ancienneté discontinue, celle-ci sera appréciée dans la limite d’un plancher d’au moins soixante-quinze
jours discontinus et réellement travaillés sur une période de douze mois précédant l’arrêt.
Pour les participants qui ne bénéficient pas d’une garantie de maintien du salaire (visé à l’article 14.1 de la
convention collective nationale), et justifient, à temps plein ou à temps partiel, d’une ancienneté dans l’entreprise
de trois mois continus ou discontinus, ou soixante-quinze jours réellement travaillés au cours des douze derniers
mois précédant l’arrêt (selon la formule la plus favorable aux salariés), les garanties du régime de prévoyance
s’appliquent en cas d’arrêt maladie dont la durée est au moins égale à vingt et un jours consécutif. Le délai de
carence de la sécurité sociale est appliqué par le régime de prévoyance, il est nul en cas d’accident du travail.
6.3. Montant de la couverture brute garantie
Le montant de l’indemnité journalière complémentaire est fixé de manière à garantir (salaire partiel éventuel et
prestations sécurité sociale compris) 83 p. 100 du salaire de référence défini à l’article 9 suivant.
6.4. Revalorisation
La rémunération servant de base au calcul de la couverture garantie est revalorisée selon l’évolution du point
conventionnel et avec les mêmes dates d’effet et suivants les modalités détaillées à l’article 10.
Document FFP – Année 1992
6.5. Paiement
1° Cas où le contrat de travail est maintenu :
Si l’employeur a adhéré à la convention de mutualisation des charges sociales, définie par la convention de
gestion, l’organisme de prévoyance calcule l’intégralité des charges sociales (part patronale et part salariale)
selon la législation en vigueur et verse directement à l’employeur la prestation brute augmentée de la cotisation
patronale. Dans le cas contraire, seule la prestation brute est versée à l’employeur.
Dans les deux cas, il appartient à l’employeur d’établir mensuellement à terme échu le bulletin de paie
correspondant au versement des prestations nettes, d’effectuer les précomptes de la CS. G. et de verser les
cotisations sociales (part patronale et part salariale) et la CS.G. aux organismes sociaux concernés.
2° Cas où le contrat de travail est rompu :
Les prestations garanties par le régime de prévoyance, n’ayant plus le caractère de salaire, sont exclues de
l’assiette des cotisations de la sécurité sociale.
Dans ce cas, elles sont payées directement par l’organisme de prévoyance au bénéficiaire qui en assure la
déclaration auprès de l’administration fiscale.
7. Invalidité permanente totale ou partielle
7.1. En cas d’invalidité permanente totale ou partielle et indemnisée comme telle par la sécurité sociale, il est
versé une rente complémentaire dont le montant est fixé de manière à garantir le niveau de rémunération fixé à
l’article 6.3 (salaire partiel éventuel + pension d’invalidité + rente complémentaire).
7.2. Elle est revalorisée comme prévue à l’article 6.4 et à l’article 10.
7.3. La rente complémentaire d’invalidité est versée mensuellement à terme échu directement au bénéficiaire.
8. Situations particulières
8.1. Compensation des pertes de salaire limitée à la durée du travail pour les salariés non bénéficiaires des
prestations incapacité-invalidité de la sécurité sociale.
Les salariés qui ne remplissent pas les conditions d’ouverture des droits aux prestations en espèces de la
sécurité sociale visées aux articles L. 249, L. 250 du code de la sécurité sociale, et qui de ce fait ne bénéficient
pas des garanties générales du présent régime, perçoivent néanmoins une indemnité compensatrice de perte de
salaire.
Cette indemnité est déterminée selon les modalités prévues à l’article 6.3 pour le calcul de l’indemnité journalière,
celle-ci étant toutefois complémentaire d’une prestation de sécurité sociale fictive. Elle est versée après
application d’un délai de carence de vingt et un jours.
Pour les salariés titulaires d’un contrat à durée déterminée et non bénéficiaires des prestations incapacitéinvalidité
de la sécurité sociale, cette indemnité cesse à la date de la fin du contrat de travail.
8.2. Maternité
En cas de maladie ou d’accident survenu pendant le congé maternité entraînant la non-reprise du travail à l’issue
du congé, les garanties du présent régime sont maintenues.
8.3. Chômage
Pendant une période de douze mois, à compter de la mise en chômage, les garanties du régime restent acquises
à tout participant en chômage total bénéficiant des indemnités pour perte d’emploi.
Pour l’application des articles 3, 4 et 5, la base de calcul est le salaire de référence des douze derniers mois
d’activité.
Document FFP – Année 1992
Pour l’application des articles 6 et 7, la rémunération garantie est limitée au montant des indemnités de chômage.
8.4. Contrat à durée déterminée
Pendant une période de douze mois sans reprise d’activité, à compter de la date de fin du contrat de travail, les
garanties décès du régime visées aux articles 3, 4 et 5 sont également maintenues, moyennant une cotisation
individuelle, aux salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée qui, à l’issue de ce contrat, ne
bénéficieraient pas des indemnités pour perte d’emploi.
8.5. Congé parental d’éducation, congé de formation
Pendant la durée de ces congés (et au maximum pendant douze mois), les garanties visées aux articles 3, 4 et 5
sont maintenues moyennant une cotisation individuelle.
En cas d’invalidité réduisant ou empêchant la reprise d’activité à l’issue du congé, la garantie incapacité-invalidité
(art. 6 et 7) s’applique à compter de cette date.
Les congés de formation rémunérés sont assimilés, pendant toute leur durée, à des périodes d’activité, tant pour
ce qui concerne le paiement des cotisations que le bénéfice de l’ensemble des prestations du régime.
8.6. Salariés exerçant dans les TO.M. ou détachés à l’étranger
Pour l’application du régime de prévoyance aux salariés exerçant dans les T.O.M., la référence au régime
général de sécurité sociale est remplacée par la référence au régime local.
Pour les salariés détachés dans un pays de la Communauté économique européenne, il est fait application des
règles communautaires de protection sociale.
Pour les salariés détachés dans les pays hors C.E.E. le régime de prévoyance s’applique en complément de la
couverture sociale de base assurée au plan local dans la limite des modalités en vigueur en France.
9. Salaire de référence
9.1.Cas des salariés ayant au moins douze mois d’ancienneté dans la profession
Pour l’application des articles 3, 4 et 5, le "salaire annuel de référence" représente le total des rémunérations
brutes ayant servi de base au calcul des cotisations sociales des douze mois précédant l’arrêt de travail et
perçues au titre d’activités salariées effectuées dans les entreprises qui relèvent du champ d’application de la
convention collective nationale, il est calculé en tenant compte de tous les éléments du salaire (13e mois, primes,
avantages en nature).
9.2. Cas des salariés ayant moins de douze mois d’ancienneté dans la profession
Pour l’application des articles 3, 4 et 5, le salaire annuel de référence, défini à l’article précédent, est calculé en
ajoutant à la rémunération brute effectivement perçue, celle que l’intéressée aurait pu percevoir au titre de la
période nécessaire pour compléter les douze, mois.
Pour l’application des articles 6.3 et 7.1, le niveau de rémunération moyen garanti est calculé par référence à la
période effective d’emploi en tenant compte de tous les éléments annuels de référence (13e mois, primes et
avantages en nature).
9.3. Pour les salariés bénéficiant d’un contrat de travail à durée indéterminée intermittent
La rémunération annuelle de référence est celle prévue par le contrat de travail en vigueur à laquelle s’ajoutent
les heures complémentaires effectuées sur les douze mois.
9.4. Pour les salariés bénéficiaires d’un contrat de travail à durée déterminée
Pour l’application des articles 3, 4, 5 et 7.1, le salaire de référence et le niveau de rémunération garanti sont ceux
définis à l’article 9.2.
Document FFP – Année 1992
Pour l’application de l’article 8.1, le niveau de rémunération garanti est calculé par référence à la période effective
d’emploi et limité au plafond de la sécurité sociale en vigueur.
10. Revalorisation des prestations
10. 1. Principe
Toutes les prestations du régime sont revalorisées selon l’évolution du point conventionnel et avec les mêmes
dates d’effet.
10.2. Calcul de la prestation revalorisée Le salaire de référence défini à l’article 9 et/ou le niveau de rémunération
garanti visé à l’article 6.3 sont revalorisés par application d’un coefficient K défini ci-après
K*P/M
P = valeur du point conventionnel en vigueur à la date du versement ;
M = valeur moyenne pondérée du point conventionnel,
pendant la période retenue pour la définition du salaire de référence ou du niveau de rémunération annuelle
garanti.
10.3. Revalorisation complémentaire
Les prestataires bénéficient, en outre, de la revalorisation exceptionnelle uniforme ou catégorielle affectant soit
leur coefficient de qualification, soit la partie fixe de la rémunération pour les catégories A et B.
11. Gestion du régime de prévoyance
11.1. Organisme de prévoyance
La couverture des garanties définie au présent accord fera l’objet d’un contrat d’adhésion souscrit auprès d’un
organisme de prévoyance unique, à but non lucratif géré paritairement.
11.2. Choix de l’organisme de gestion
Les parties signataires décident de confier la gestion du présent accord au groupement national de prévoyance -
institution nationale de prévoyance collective (G.N.P. - I.N.P.C.), institution agréée par arrêté du ministère des
affaires sociales et de l’emploi.
Pour ce qui concerne la rente éducation, cette garantie est assurée dans le cadre de l’O.C.I.R.P. (organisme
commun des institutions de rente et de prévoyance).
11.3. Obligation d’adhérer et mesures transitoires
Les organismes de formation visés à l’article 1er de la convention collective nationale n’ayant pas souscrit de
contrat de prévoyance pour l’ensemble ou partie de leur personnel à la date de signature du présent accord sont
tenus d’adhérer, à compter de cette même date, à l’organisme de prévoyance désigné à l’article 11.2.
Les organismes de formation, dont l’ensemble ou une partie du personnel bénéficie déjà d’un régime de
prévoyance à la date de signature du présent accord, seront tenus de mettre leurs contrats existants en
conformité avec les clauses minimales définies par le présent accord sur toutes les garanties et pour tous les
salariés de l’entreprise et avec la même date d’effet.
11.4. Garanties complémentaires
Le présent accord définissant un ensemble de garanties minimales et obligatoires, les organismes de formation
ont la possibilité de les améliorer dans le cadre d’un avenant complémentaire au contrat de base visé à l’article
précédent, notamment en y incluant les prestations complémentaires de frais de santé.
Document FFP – Année 1992
1 1 .5. Convention de gestion
Par une convention de gestion, l’organisme de prévoyance précisera les procédures administratives et
financières et les engagements à développer pour simplifier la mise en oeuvre du régime auprès de tous les
organismes de formation concernés :
appréciation et gestion des conditions d’ouverture des droits ;
constitution des demandes de prise en charge ;
recueil des données sociales de la profession ;
gestion des prestations ;
cotisations ;
assistance technique, administrative et juridique, etc.
12. Commission paritaire nationale du régime de prévoyance 12. 1. Composition
Il est créé une commission paritaire nationale composée de deux représentants de chacune des organisations
syndicales de salariés, représentatives dans la profession et signataires du présent accord, et d’un nombre égal
de représentants des organisations d’employeurs.
La commission paritaire nationale de prévoyance définira ses modalités et fonctionnement par un règlement
intérieur.
12.2. Rôle
La commission paritaire nationale de prévoyance a compétence pour examiner et traiter toutes questions
relatives au fonctionnement du régime de prévoyance institué par le présent accord :
application et interprétation du texte de l’accord ;
examen des litiges résultant de cette application ; conciliation ;
examen des bilans annuels ;
contrôle des opérations administratives et financières ;
propositions d’ajustements et d’améliorations des dispositions de l’accord :
garanties, fonctionnement ;
gestion du fonds d’actions sociales ;
suivi de la mise en conformité des contrats existants. 12.3. Réunions
La commission paritaire nationale de prévoyance se réunit au moins une fois par an sur convocation de son
président ou à la demande de l’une des organisations signataires de l’accord
13. Information des participants du régime
13. 1. Sur l’accord et les garanties du régime de prévoyance
L’organisme de prévoyance réalisera un document pour l’information des organismes de formation, et chacun de
leurs salariés sur
le régime de prévoyance : descriptif des garanties ;
les obligations résultant de l’accord pour les entreprises et pour les salariés,-
Document FFP – Année 1992
les modalités pratiques de fonctionnement ;
les formalités à accomplir lors des demandes de prises en charge ;
les modalités de versement des prestations.
13.2. Sur le bilan annuel des comptes Conformément aux dispositions légales, l’organisme de prévoyance
fournira, chaque année, à la commission paritaire nationale de prévoyance un rapport d’information sur les
comptes des résultats globaux du régime.
Après accord de la commission paritaire nationale de prévoyance, ce document sera transmis à chaque
organisme de formation adhérent accompagné d’une analyse et de commentaires formulés par la commission.
L’organisme de prévoyance communiquera toute information utile pour appréhender la réalité sociale du secteur
professionnel.
14. Fonds d’actions sociales
Les signataires du présent accord décident la création d’un fonds d’actions sociales permettant :
de remédier à des situations difficiles non envisagées dans le cadre actuel de l’accord : secours, prêts,
assistance ;
et d’améliorer les conditions de vie des salariés en facilitant l’accès à diverses réalisations sociales ou
culturelles. 15. Modifications, résiliation, dénonciation
Le présent accord peut être modifié ou complété par voie d’avenant. A la demande d’une des parties signataires
qui désirerait réviser ou dénoncer le présent accord, la commission mixte devra se réunir dans un délai de trois
mois.
Néanmoins et à défaut d’un accord regroupant la majorité qualifiée de chacun des collèges de l’ensemble des
signataires, l’accord conservera son plein effet jusqu’à la conclusion de l’extension d’un nouvel accord, à défaut,
durant les douze mois qui suivent la dénonciation.
Le nouvel accord de prévoyance s’appliquera à l’ensemble des entreprises de la profession dès son extension.
Les salariés qui bénéficiaient de prestations au titre du régime dénoncé resteront garantis dans les conditions
prévues par l’accord en vigueur au moment de la survenance du risque.
La dénonciation est régie par l’article L. 132-8 du code du travail ; elle devra être totale.
Seul l’article 11.2 pourra faire l’objet d’une dénonciation partielle.
16. Date d’effet
Le régime de prévoyance des organismes de formation entrera en vigueur le premier jour du mois suivant la
publication de l’arrêté d’extension.
17. Dépôt, demande d’extension
Les parties signataires s’engagent, dans le cadre des articles L. 132-10, L. 133-8 et suivants du code du travail, à
déposer le texte du présent accord à la direction départementale du travail et de l’emploi ainsi qu’au secrétariatgreffe
du conseil de prud’hommes de Paris et à effectuer les démarches nécessaires pour en obtenir l’extension.
Fait à Paris, le 3 juillet 1992.
ANNEXE
Cotisations
 – Année 1992
1 - Assiette
Les cotisations de prévoyance sont calculées sur le salaire brut total servant de base au calcul des cotisations de
sécurité sociale, et avec la même périodicité.
2. Taux des cotisations prévoyance
2- 1- employés et techniciens (niveau A 1 et E2 selon classification de la convention collective nationale) :
sur tranche A : 1,24 p. 100 ;
sur tranche B : 1, 87 p. 100.
2.2. Cadres (niveau F à I) :
sur tranche A : 1,50 p. 100 ;
sur tranche B : 2,13 p. 100.
3. La couverture des Prestations définies à l’article 2.4 est assurée par une cotisation fixée à 0,20%
4. Répartition
Les cotisations définies aux articles 2 et 3 seront calculées sur :
>- la totalité des salaires des employés et techniciens ;
et la tranche B du salaire des cadres,
et réparties entre employeurs et salariés à raison de
50 p. 100 à la charge de l’employeur ;
50 p. 100 à la charge du salarié.
En application de l’article 7 de la convention collective nationale des cadres du 14 mars 1947 la cotisation de 1,5
p. 100 calculée sur la tranche A du salaire des cadres est à la charge de l’employeur.
5. Aucune cotisation n’est due
pour tout participant bénéficiant des prestations du régime, ou placé dans les situations visées à l’article 8.3. Pour
les situations visées aux articles 8.4 et 8.5, il sera proposé des cotisations individuelles.
6. Les taux des cotisations définis au paragraphe 2 de la présente annexe sont maintenus pendant cinq
ans par l’organisme de prévoyance à partir de la date d’effet fixée à l’article 17 de l’accord.
Ils seront ensuite renouvelables chaque année par tacite reconduction sauf dénonciation par l’une ou l’autre des
parties, par lettre recommandée, en respectant un préavis de quatre mois.
7. L’organisme de prévoyance devra en outre assurer le recouvrement de la cotisation de fonctionnement
de la commission paritaire (prévue à l’article 18 de la convention collective nationale)
Fait à Paris, le 3 juillet 1992.
Suivent les signatures des organisations ci-après
Organisations d’employeurs
C.S.N. F.O.R.
U.N.O.R.F. Syndicats de salariés F.E.P. - C.F.D.T.
S.N.E.P.A.T. -F.O.
Document FFP – Année 1992
S.N.E.P.L. - C.F.T.C. ;
S.N.F.P.C.F.E. - C.G.C. ;
S.N.P.E.F.P. - C.G.T.

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