Ce blog est un espace d’expression du Syndicat National des Personnels de la Formation Privée .
La loi en cours d’examen au Parlement, si elle est adoptée et qu’elle est promulguée,
mettra en oeuvre de nouveaux et graves reculs pour les salariés.
Ce projet de loi est très largement marqué de l’empreinte du MEDEF. Il affaiblit encore
davantage le système de retraite par répartition, en aggravant les conséquences des
réformes antérieures qui amputent déjà le niveau des retraites.
Il faut inverser la tendance, à l’oeuvre depuis près de 30 ans et qui, dans les richesses
produites, a fait reculer nettement la part qui revient aux salaires (dont la protection
sociale), selon les données de références, entre -5% et -10% du Produit Intérieur Brut :
retour aux 37,5 ans de cotisations, maintien de la retraite à 60 ans avec prise en compte des
années d’études et des périodes de chômage, calcul du montant de la pension et des retraites
sur les 10 meilleures années (au lieu de 25), indexation des pensions sur les salaires et non sur
les prix.
Il y a toutes les raisons d’amplifier la riposte :
Retraites, salaires, emplois… les enjeux de la période actuelle sont considérables. Il faut donc
développer encore le rapport de forces unitaire, continuer à l’inscrire dans la durée.
Rien n’est joué.
La force, l’ancrage dans les entreprises du public comme du privé et le niveau de mobilisation
en cours le démontrent, ce qui est maintenant installé dans le pays c’est un vaste mouvement
unitaire qui porte l’exigence de justice sociale.
Incontestablement, le mouvement contre le projet de réforme des retraites fait le lien
avec d'autres enjeux revendicatifs : les salaires, l'emploi, les conditions de travail, la
précarité, les conséquences de la Révision Générale des Politiques Publiques, l'avenir des
services publics, une autre répartition des richesses...
Les salariés savent que le financement des retraites passe aussi par là ! C’est ce qui est
à l’ordre du jour, dans le prolongement des mobilisations de 2009 et des exigences de
sortie de la crise financière.
La CGT appelle le gouvernement, les sénateurs et les députés à ne pas adopter cette
réforme régressive. Le combat continue.
Amplifions la mobilisation sans attendre, et –s’il le faut- au delà des échéances
parlementaires
La CGT Pôle emploi appelle à :
- une journée nationale de grèves et de manifestations le jeudi 28 octobre ;
- une journée de mobilisations et de manifestations le samedi 6 novembre, avant la
promulgation de la loi par le chef de l'État.
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE ET
DANS LES MANIFESTATIONS
Paris, le 25 octobre 2010