Ce blog est un espace d’expression du Syndicat National des Personnels de la Formation Privée .
Le gouvernement voulait transférer le patrimoine foncier et immobilier à l’AFPA. Le 17 décembre dernier, le Conseil constitutionnel a jugé cette décision anticonstitutionnelle : 80 millions d’€ qu’en 2010 l’AFPA a payé en lieu et place du propriétaire, l’Etat ! Et qu’elle continue à payer en 2011 !
o Le gouvernement est toujours redevable vis-à-vis de l’AFPA de ses engagements du dernier Contrat de progrès : encore 80 millions d’€ qui manquent cruellement à l’AFPA !
o Le gouvernement a transféré l’orientation à Pôle-Emploi. Il a retiré à l’AFPA les financements correspondants mais… a finalement refusé de les accorder à Pôle-Emploi : 75 millions d’€ en moins pour l’AFPA (et pour tout le monde…) !
Les conséquences ?
Nous payons le prix fort !
Des emplois supprimés par centaines, la désorganisation, des salariés méprisés, en souffrance, en détresse et en danger, nos salaires bloqués, des formations fermées, le service dégradé…
Et demain, un plan stratégique rejeté par le CCE, par les CHSCT et les CRE !
Encore plus de dégâts ? Des centres fermés ?
Ce n’est pas acceptable ! L’Etat doit payer ses dettes !
Il faut un autre projet pour l’AFPA !
Il n’y a aucune fatalité : l’AFPA peut s’en tirer.
Les chiffres ? C’est l’intox. Tout est bon pour arriver à un résultat déjà annoncé comme négatif et ainsi justifier… des mesures encore plus brutales !
La direction générale a entrepris de faire sortir l’AFPA de ses missions de service public. Pour y parvenir, elle s’entoure d’une armada de consultants. Ils sont partout. Ils agissent dans l’opacité la plus totale. Ils coûtent très cher. Ils ne connaissent pas grand-chose à l’Association mais leurs préconisations sont appliquées à la lettre.
L’AFPA ? Ce sont aujourd’hui ces cabinets de consultants qui la dirigent, de l’extérieur, contre ses salariés mais aussi contre la grande majorité de ses cadres !
Nos dirigeants donnent des leçons à tout le monde. Mais en attendant… ils refusent obstinément la moindre augmentation de salaire malgré l’effort fourni dans des conditions très difficiles par les salariés.
Il est possible de faire autrement ! Si l’État réglait ses dettes, la trésorerie serait remise à flot et l’AFPA pourrait recommencer à respirer !
Il est possible de faire autrement ! Des emplois créés aujourd’hui, c’est l’AFPA qui peut enfin fonctionner et ce sont des recettes en plus pour demain !
Il est possible de faire autrement ! Il faut une politique salariale plus collective et plus juste !
Il est possible de faire autrement,
mais rien ne sera possible sans vous !
Le 7 décembre 2010, vous avez été près de 30 % à vous mobiliser à l’appel de la CGT et de la CFDT. Ces derniers mois, vos élus et représentants dans les CHSCT et les Comités d’établissement ont réalisé un travail considérable de mise à jour des conséquences du plan stratégique, malgré le peu d’empressement de la direction à leur apporter des informations.
Pas question d’en rester là !
L’action doit se poursuivre, elle doit s’amplifier.
La CGT, la CFDT et la CFE-CGC ont décidé ensemble d’appeler le personnel à poursuivre l’action engagée. Elles regrettent que, nationalement, FO et SUD ne souhaitent pas pour l’instant s’associer à une telle initiative.
Ne lâchons rien ! Ceux qui déstabilisent l’AFPA et la mettent dans une situation périlleuse doivent être mis devant leurs responsabilités !
La CGT, la CFDT et la CFE-CGC appellent les salariés à une
semaine d’action du 21 au 24 février
Assemblées générales du personnel dans tous les établissements,
Multiplication des initiatives dans les Centres et dans les régions pour nous défendre, pour défendre l’AFPA, pour défendre les usagers,
Débrayages pour porter des motions et des pétitions au Préfet de Région,
Alerte de l’opinion publique, communication avec la presse, les médias,
Demande de rencontre à Nadine Morano, ministre déléguée en charge de l’apprentissage et de la formation professionnelle pour exiger des mesures d’urgence.
Dans chaque région, dans chaque établissement,
une semaine d’action pour se retrouver,
pour s’informer, pour échanger, pour s’organiser,
pour agir ensemble sur des revendications construites ensemble !
Montreuil, le 7 février 2011