Ce blog est un espace d’expression du Syndicat National des Personnels de la Formation Privée .
Finalement pas aussi sûr de lui, le gouvernement utilise 22 millions de deniers publics
pour une campagne de communication, dont quatre pages dans la presse, pour
convaincre du bien-fondé de sa réforme.
La fin justifiant, selon lui, les moyens, il n’hésite pas à manier le mensonge et
l’omission dans ces 4 pages de propagande.
Florilège :
• Tous les salariés qui ont commencé leur vie professionnelle avant 18 ans
continueront de partir à la retraite à 60 ans.
Il s’agit là d’un pur mensonge : seuls les salariés qui auront totalisé un nombre de
trimestres cotisés très élevé, sans période de chômage et d’inactivité, seraient
concernés. Exemple, un salarié ayant commencé à travailler à 17 ans, totalisant 160
trimestres cotisés et 10 trimestres assimilés (par exemple chômage), ne bénéficierait
pas de ces dispositions.
• L’âge de la retraite à taux plein en Allemagne est de 67 ans.
Première omission : il sera de 67 ans en …2029. De plus, il n’est pas comparable
avec l’âge d’ouverture des droits en France.
• Pour les femmes : avec la réforme, la période de maternité sera désormais
intégrée dans le calcul des droits à la retraite.
Seconde omission : seuls les congés maternité qui débuteront après le 1er
janvier 2012 seront pris en compte. Autrement dit, cette mesure ne sera
opérationnelle que pour les retraites qui seront prises à partir de … 2040.
• Une réforme efficace (…) Apport de l’Etat : 15,6 Mrds €.
Troisième omission : L’Etat prétend mettre 15,6 Mrds € de ressources nouvelles
pour financer les retraites. Il ne s’agit pas de ressources nouvelles, mais d’une sommeque l’Etat employeur verse depuis 10 ans pour financer la retraite de ses
fonctionnaires.
• Si vous avez démarré votre activité à 17 ans ou avant et que vous avez toutes
les années de cotisations nécessaires, vous pourrez continuer à prendre votre
retraite à 60 ans.
Quatrième omission : combien de trimestres correspondent aux cotisations
nécessaires ? Vraisemblablement un minimum de 164 trimestres cotisés. Les
trimestres assimilés (chômage, maladie…) ne sont pas considérés comme cotisés.
La Cgt dénonce de telles pratiques. Dès le 2 juillet, et tout au long des congés d’été,
elle va mettre à disposition des salariés un 4 pages exposant son analyse de la
réforme et ses propositions. Le 13 juillet, avec les autres organisations syndicales,
elle interpellera le gouvernement sur le caractère injuste et inacceptable de sa
réforme.
Dans ce même cadre intersyndical, elle appelle à faire du 7 septembre une très
grande journée de grèves et de manifestations.
Montreuil, le 30 juin 2010