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Ce blog est un espace d’expression du Syndicat National des Personnels de la Formation Privée .

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ETUDE SUR LE MARCHE DE L'EMPLOI DES FORMATEURS

 

 

Emmanuelle Pottier, sociologue, a conduit une étude sur une population de formateurs en formation de formateurs au CNAM. Elle a identifié 2 marchés de formateurs

-      ouvert, secondaire, concurrentiel 

Il regroupe les formateurs intervenants et se caractérise par une certaine précarité. Il est souvent vécu comme un sas d’entrée vers le 2nd marché

-      stable, valorisant

Il concentre les responsables de formation, les consultants, les coachs. Il existe grâce au succès du concept d’individualisation.

 

La précarité du secteur est grande: 60% des sorties d’organismes de formation sont des non-renouvellements de CDD. La durée moyenne de retour à l’emploi est de 10 mois.

 

L’activité « conduire la formation »

Cœur de métier du ROME (code ANPE), elle est très variable. 2 grandes catégories de métiers apparaissent. Elles ne correspondent ni aux référentiels métiers ni aux référentiels emploi. Elles sont centrées sur

-      la decision, la conception

-      l’animation, l’accompagnement

 

Le métier se caractérise par la multiplicité, la pluralité  de compétences.

Le formateur est un ensemblier, un homme ou plus souvent, une femme orchestre.

Il évolue dans un système flexible adapté à la demande mouvante des entreprises et des collectivités.

Il utilise des outils pédagogiques variés, il accueille des publics divers dans un environnement complexe propre à catalyser bon nombre de tensions.

L’éclatement des temps et des objets de formation conduit à une saturation, une fatigue. Des salariés non formateurs sont appelés à assurer des missions ponctuelles de type pédagogique.

Ce qui ressort, c’est la souplesse croissante dont le formateur doit faire preuve.

A signaler également,

  • la connaissance de l’environnement  professionnel : entreprise, monde du travail, marché de l’emploi
  • la relation à l’entreprise
  • la maitrise des multiples et divers outils pédagogiques
  • la nécessité de faciliter l’autonomie du stagiaire 
  • l’importance du travail en équipe en interne (pluridisciplinarité) et à l’externe (imbrication des co-acteurs, des  réseaux, des dispositifs).
  • le rôle de mediation et l’intégration du principe de co-construction stagiaire (usager, client, bénéficiaire) / dispensateur (accompagnateur, coach, formateur, prestataire)

 

La flexibilité est un important régulateur du secteur, qui fluctue en fonction des configurations économiques et sociales. Elle se traduit par des ajustements par les conditions d’emploi et de la sous-traitance.

 

Les conditions d’emploi

Le nombre de salariés à temps partiel ou en CDD est supérieur à la moyenne du secteur des services. Le recours aux intervenants extérieurs, CDD et temps partiels est fonction du type de financement et du domaine, avec une précarité plus importante pour les formateurs dans les Chambres des Métiers et de Commerce) et dans les organismes privés.

 

La sous-traitance

Il y a 2 modalités d’organisation

  • celle de spécialité : production complexe,  ajustements qualitatifs, assemblage de compétences, recours à des intervenants extérieurs « pointus », formations sur-mesure
  • celle de capacités : production standard (de type formation sur catalogue), satisfaite par le recours à des CDD et/ou à l’externalisation de tâches

 

Les référentiels (métiers prescrits) et le terrain (métiers réels)

La multitude d’éléments sociologiques, démographiques et de référentiels emploi (type ROME de l’ex ANPE) ne permet pas au final de bien connaître l’activité réelle. La réalité est  très éloignée des référentiels.

Il en existe plusieurs sortes  :

-         liés aux travail, répondant à une logique d’activité

-         liés aux ressources humaines, obéissant à une logique de recrutement.

 

Il y a une proximité évidente entre le responsable formation, le consultant et l’ingénieur de formation, alors que ceux-ci sont fortement dissociés dans le ROME.

Le même métier diffère selon les centres et les réseaux. Selon l’organisme de fomation, on trouve une forte fréquence de l’activité de vente alors qu’elle se révèle marginale dans d’autres. Les profils de compétences des formateurs varient selon le type de publics à accompagner. Pour les publics les plus incompétents, les formateurs doivent détenir des compétences spécifiques.

 

Il est donc nécessaire de revoir la structure des référentiels. Cela implique classifier, décrire, définir et valoriser les métiers.

Une professionnalisation, une sophistication du métier est à exiger et à faire reconnaître.

Puis il faudra ensuite se pencher sur l’offre de formation destinée aux professionnels du secteur. Il y aura matière à l’améliorer.

 

Du travail en perpective!...

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G
<br /> SNPF CGT - Les revendications des salariés des organismes de formation<br /> <br /> Véritables ingénieurs de la communication interculturelle, les personnels des organismes de formation assurent auprès des stagiaires un travail d’accompagnement et de promotion de la diversité<br /> riche<br /> d’expérience, de savoir-faire, de volonté et d’engagement citoyen.<br /> <br /> Le SNPF – CGT revendique :<br /> Pour les salaires : Nous demandons des accords pour des augmentations générales, le rattrapage du pouvoir d’achat et l’abandon des systèmes de prime au « mérite » ou à la tête du salarié.<br /> <br /> Pour l’emploi : Nous exigeons l’arrêt de l’utilisation des emplois précaires (CDD d’usage) ou illégaux (vacataires).<br /> Pour les conditions de travail : Nous demandons l’arrêt de la course au rendement, à la productivité, des mauvaises conditions de travail génératrices de stress, de détérioration de la santé des<br /> salariés.<br /> <br /> Pour le maintien de notre ratio : Nous exigeons que le patronat abandonne ses intentions néfastes de faire disparaître notre ratio, seule véritable garantie de la qualité du travail des formateurs.<br /> (Face à face 72 % / préparation 28 % du temps de travail).<br /> <br /> Pour l’amélioration des garanties collectives : Nous exigeons l’arrêt des manipulations de notre convention collective et des accords d’entreprise toujours revus à la baisse.<br /> <br /> Nous demandons l’abaissement du seuil de calcul de l’effectif à moins de 9 salariés pour créer les conditions de la représentativité et de l’application du droit syndical.<br /> <br /> <br />
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