Ce blog est un espace d’expression du Syndicat National des Personnels de la Formation Privée .
Les organismes de formation linguistique, pour lesquels certains d’entre nous travaillent, répondent régulièrement à des appels d’offre lancés par des grands groupes. La pression sur les tarifs est de plus en plus forte. Elle s’accompagne d’une exigence extrême sur la qualité de nos prestations pédagogiques, de la mise en place, du soutien et du suivi administratif.
Les exigences concernant les formateurs sont du même acabit: nous devons posséder une grande souplesse organisationnelle et intellectuelle, avoir le sens de la satisfaction du client pour répondre à ses attentes en termes de programmation et de formation, une culture générale importante et une expertise dans le secteur du client pour travailler avec nos stagiaires sur des thématiques professionnelles spécifiques.
Face à ces exigences, quelle est la position de la FFP ? S’organise-t-elle pour lutter contre la pression des grands comptes (qui représentent, pour certains organismes, entre 60 et 80% du chiffre d’affaires) ? Une démarche est-elle en cours pour valoriser le métier de formateur en langue ?
Ou bien leur seule réponse est-elle de diminuer ou de faire disparaitre le temps de préparation [PR], de réduire ainsi les rémunérations des formateurs (déjà si faibles), de suivre les baisses tarifaires exigées par nos clients ?
Les dirigeants d’organismes de formation sont parfois d’anciens formateurs eux mêmes...
Méprisent-ils à ce point là leurs métiers et leurs salariés ?
Militer pour la valorisation du métier de formateur est une évidence, une nécessité dans notre branche.
Un syndicat existe : le SNPF CGT.