Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce blog est un espace d’expression du Syndicat National des Personnels de la Formation Privée .

Publicité

EMPLOI DES JEUNES: Des centaines de personnes demandent des moyens pour les missions locales

Des centaines de salariés de missions locales de toute la France ont réclamé jeudi 23 juin 2011 à Paris les moyens de continuer leur travail d'insertion professionnelle des jeunes, lors du 1er rassemblement national de ce réseau d'associations en 30 ans d'existence.
Arbo
rant T-shirts «Aujourd’hui mission locale, demain mission impossible», pancartes «Oui à la mission locale, non à la mission low cost», les manifestants ont occupé les pelouses du Champ-de-Mars à l’appel des syndicats CFDT, CGT, FO et CFTC, souvent avec la bénédiction de leurs directions qui leur avaient accordé la journée, selon des témoignages.

Au total, selon la CFDT, majoritaire dans les missions locales, environ 2 000 salariés avaient annoncé leur présence, pour réclamer le maintien de leurs moyens financiers et des postes créés dans le cadre du plan de relance, mais aussi pour dénoncer une circulaire subordonnant les dotations des missions locales à des «éléments de contexte et de performance».

Ri
sque de se détourner des plus éloignés de l’emploi
«
La culture de la performance nous tombe dessus. Nous devons faire de la statistique. Avec la nouvelle convention, les financements seront variables selon les résultats», a expliqué Serge Papp (CFDT). «On nous demande de sélectionner les jeunes en fonction de la performance statistique recherchée», avec le risque de se détourner des plus éloignés de l’emploi. Il précise «ne pas être contre les évaluations, à condition que les indicateurs imposés ne soient pas faux».

Les missions locales disent recevoir 1,2 million de jeunes par an aux profils divers, de la 3ème à Bac + 1 ou Bac + 2. Elles se glorifient de tenter de donner un accompagnement affiné, personnalisé.
Elles perdent cette année 1 000 salariés embauchées en CDD dans le cadre du plan de relance, sur un effectif total de 12 000 salariés, alors que la crise ne s’est pas arrêtée le 1er janvier 2011 pour les jeunes dont le taux de chômage a bondi ces dernières années.

De 2 à 5 % de baisse de budget dans 8 régions
Pareillement, alors que le ministre du Travail et de l’Emploi Xavier Bertrand a affirmé à plusieurs reprises que le budget des missions locales n’avait pas baissé, celles-ci font état d’une baisse d’entre - 2 et - 5 % dans au moins 8 régions, parce que l’Etat puise parallèlement dans le FIPJ ou en raison de diminution des Civis, selon les syndicats.

Pour Serge Papp, les missions locales ont «une arme» de poids pour se faire entendre d’un gouvernement qui fait de la baisse du chômage une priorité : «On appellera nos jeunes à s’inscrire sur les listes de Pôle emploi. Les 2/3 ne doivent pas être enregistrés. Même si seuls 10 ou 20 % le font, le taux de chômage va en prendre un coup et il sera dur de faire croire qu’on le résorbe».

Les responsables n’excluent pas non plus une journée nationale à venir de mobilisation de l’ensemble du service public de l’Emploi, car «tout le service public de l’Emploi est affaibli, attaqué ou démantelé : Apec, Afpa, Pôle emploi, etc.»
.

Casse du service public

Jeudi, entre 250 et 300 professionnels de la formation pour adultes (Afpa), de l’Education nationale (CIO, Greta) et de Pôle emploi ont manifesté séparément à Paris pour dénoncer «la casse du service public» dans les secteurs de l’orientation, de la formation et de l’emploi.

INSERTION

Forte hausse de l’activité des missions locales avec la crise
Par A. Vovard
Publié le 13/04/2011

Les  
prévisions se confirment : les jeunes ont été particulièrement touchés par la crise selon une étude de la Dares sur l'activité des missions locales et des permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO) en 2009.
La c
rise a provoqué «un afflux de jeunes sans précédent» vers les missions locales.  515 000 jeunes y ont été accueillis pour la 1ère fois, soit une augmentation de + 10% en un an.
«Comparée à [cette] augmentation, la hausse des entrées en Civis reste modérée», estiment les experts: 189 000 en 2009, 180 000 en 2008, soit une augmentation de + 5%.

Les
jeunes diplômés pas épargnés non plus
L
e nombre de jeunes diplômés accueillis est en hausse lui aussi, de 120 000 à 150 000 jeunes, «et explique à lui seul les 2/3 de l’augmentation des 1ers accueils», relèvent les experts de la Dares.

Autre conséquence pour les jeunes : moins de contrats.  435 000 contrats de travail classiques (CDD, intérim, emplois saisonniers ou CDI) ont été signés, soit - 10% par rapport à 2008.
Le travail en intérim s’est notamment fait plus rare (- 20%) «dans un contexte de repli marqué du travail temporaire en général», souligne la Dares.

Fer de lance du gouvernement, le nombre de contrats en apprentissage et en alternance baisse également : – 4% en 2009 (42 000 contrats signés) « malgré les aides financières accordées pour les embauches dans le cadre du plan d’urgence pour l’emploi des jeunes annoncé en avril 2009 ».
Cette baisse du nombre de contrats a été en partie amortie par la hausse des contrats aidés (66 000 en 2009, 41 500 en 2008). L’étude ne prend pas en compte la politique de «stop and go» en matière de contrats aidés pour 2010-2011 dénoncée par nombre d’acteurs de l’insertion.

Les jeunes sont aussi plus nombreux à avoir suivi une formation en 2009 : 241.000, contre 229.000 un an auparavant, soit une hausse de 5%.

Fortes disparités régionale
s
L’étude de la Dares relève enfin un certain nombre de «fortes disparités régionales» affectant l’accès à l’emploi et à la formation dans les 6 premiers mois.

Si 9% de jeunes seulement ont obtenu un premier emploi dans les 6 mois après le premier accueil dans les Antilles et en Guyane, et 12% à la Réunion, c’est le cas de près de 30% en Aquitaine, en Auvergne et en Basse-Normandie, et 41% en Limousin.
Plus de 27% des jeunes ont débuté une formation dans les 6 mois suivant leur premier accueil en 2009 en Basse-Normandie, Guyane et Lorraine, contre moins de 10% en Martinique et en Bourgogne.

EMPLOI DES JEUNES
Le rôle de pivôt des missions locales mis à mal ?

L’Un
ion nationale des missions locales (UNML) et l’Association nationale des directeurs de ces structures (ANDML) demandent un moratoire sur l’application de la circulaire qui définit les conditions de leur conventionnement avec l’Etat pour la période allant de 2011 à 2013.

Alo
rs que le président de la République a dévoilé son plan d’action en faveur de l’emploi des jeunes, les acteurs locaux chargés d’accompagner ce public font part de leurs inquiétudes.
Ces dernières portent sur les conditions du conventionnement pluriannuel entre l’Etat et les missions locales pour la période 2011-2013 qui figurent dans une circulaire du 19 janvier 2011.

Fin
ancement de prestations
«
La sécurisation financière est remise en cause. La logique de subventionnement des missions locales est abandonnée au profit du financement de dispositifs, glissant ainsi vers une approche de marché public, c’est-à-dire restreinte à un financement de prestations»
, dénonce l’UNML qui regrette aussi que seules les actions portées par le ministère de l’Emploi soient traitées, au détriment des autres actions d’accompagnement, telles que la lutte contre le décrochage scolaire par exemple.

L’UNML et l’ANDML demandent donc un moratoire sur l’application de la circulaire en attendant qu’elle soit renégociée, et que le dialogue de gestion se base sur le précédent texte valant pour les conventions pluriannuelles d’objectifs pour 2008-2010.

I
ndicateurs centrés sur l’accès et le placement
«La rédaction courte de cette nouvelle circulaire laisse place à des annexes techniques nombreuses détaillant plus de 40 indicateurs exclusivement centrés sur l’accès et le placement à l’emploi», souligne l’UNML.

Les associations regrettent ainsi que l’Etat se focalise sur le retour à l’emploi, et notamment l’emploi durable : «Cela présuppose notamment que l’emploi existe à due proportion. Les missions locales n’ayant pas vocation à modifier la structure de l’emploi local ni à créer les postes de travail indispensables aux jeunes, elles ne peuvent avoir recours qu’aux emplois proposés localement par les entreprises et autres employeurs», insiste l’ANDML.

Les associations militent pour d’autres indicateurs qui ne figurent pas dans le texte : «nombre d’emplois pérennes sur le territoire, nombre d’emplois créés et à pourvoir par an, profils des candidats souhaités, nombre d’emplois non pourvus», cite notamment l’ANDML.

Perte des fonds du Plan de relan
ce
Le CNML, qui n’a pour le moment pas de position officielle, rappelle aussi son attachement à la notion d’indicateurs de prise en compte du contexte local.
«Les missions locales sont comparées entre elles en fonction de la région à laquelle elles appartiennent et non en fonction des spécificités économiques et sociales de leur territoire», regrette-t-on aussi à l’UNML.

En outre, ces négociations sur les CPO s’ouvrent dans un contexte de non-reconduction de 51 millions d’euros de crédits du Plan de relance. «Nous sommes donc dans la situation ubuesque où nous devons mettre fin aux contrats de nos conseillers chargés des relations avec les entreprises tandis que nous serons évalués et financés à hauteur de notre capacité à mettre à l’emploi les jeunes qui nous accompagnons», déplore Jean-Patrick Gille, président de l’UNML et député (PS) d’Indre-et-Loir
e.

Opérateurs privés de place
ment
Le CIV a annoncé en février  2011, la relance de 7.000 nouveaux contrats d’autonomie. Un dispositif «qui ne fonctionne pas correctement et qui est trop onéreux, souligne Jean-Patrick Gille. Le budget estimé de cette mesure correspond en outre à ce que nous perdons pour nos 800 à 900 chargés d’entreprises, et l’idée n’est pas de confier ces contrats d’autonomie aux missions locales mais à des opérateurs privés de placement».

En outre, «l’Inspection générale des finances a relevé l’investissement, les résultats et le faible coût des missions locales pour l’Etat», rappelle-t-on à la CGT des personnels des organismes sociaux, une fédération qui appelle aussi de ses vœux la pérennisation des personnels recrutés dans le cadre du Plan de rela
nce.

Autres baisses de c
rédits
Enfin, «comme si cela ne suffisait pas», les services de l’Etat «commencent à annoncer à des régions entières que leurs missions locales, en plus de la disparition des fonds Plan de relance, verront le «socle» de leur subvention Etat diminuer encore, comme en Aquitaine (- 3%) et en Bretagne (- 4%)», s’alarme le Synami-CFDT (métiers de l’insertion).

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article